Un dernier regard, un dernier sourir, les dernières caresses, les derniers frissons, les dernières sensations de bien-être. Elle savait que c'était la fin, la dernière fois. Elle était partagée entre le désir de vivre ce dernier moment à fond, de tout son être, et de déjà pleurer cette fin qui l'attendait, mais le côté bestial pris le dessus, ils se carraissaient, découvraient le corps de l'autre comme pour la première fois. Les mains glissantes le long de leur corps, ces bouts de tissus en trop qui ne tardèrent par à ne plus l'être. A partir de ce moment, tout devint plus lent, comme pour l'imprimer à jamais dans leur mémoires, ils goutaient au corps de l'autre comme pour la première fois, comme s'ils étaient des étrangers l'un l'autre, après tout, ils allaient bientôt le (re) devenir. De véritables étrangers. Tout n'était que caresses, mouvements lents et appréciés. Ils savouraient chaque secondes. Des secondes qui leur permettaient de se fondre dans le corps de l'autre, de ne plus faire qu'un à deux. Ils se perdaient, ne savaient plus qu'ils étaient, ils étaient juste eux, pour une dernière fois. Ils avaient appris à voler ensemble, appris à se consumer aussi, ils se consumaient, l'un l'autre, mais la bougie ne brûle pas eternellement. Pour la dernière fois ils s'offraient l'un à l'autre, leur corps, leur âmes, peut-être même leur amours qu'ils ne s'étaient jamais dit. Ils étaient restés cachés de l'autre et s'étaient completement donnés en même temps. Ils s'étaient cachés des autres, personne ne savait que cette fois c'était la dernière fois pour eux, personne de savait qu'il y en avait eut une première. Tout n'était que cachoteries et goût du risque. Le risque de se faire découvrir. Ils ne voulaient pas. Ils voulaient restés inconnus des autres à deux. Ils voulaient restés seuls, juste à deux, ils n'avaient pas besoin de montrer au monde ce qu'ils se donnaient, ce n'était qu'à eux, à eux seuls. Personne ne saurait jamais, toutes ces caresses échangées, tout ces vols jusqu'au septième ciel à deux, tout ce qu'il avaient put partagé. Ils ne sauraient jamais. C'était la dernière fois, juste une dernière fois avant de partir, de s'abandonner, d'abandonner l'autre dans ce monde où l'amour est faux et publicitaire. Juste la dernière fois où ils étaient eux-mêmes. Ils se dirent adieu comme s'ils se disaient à demain, ils savaient qu'ils partaient, ils savaient qu'ils ne se manqueraient surement pas, ils savaient... Ils partirent sans un regard, mais ils ne savaient pas qu'ils s'aimaient, qu'ils avaient découvert ce qu'était l'amour, qu'ils ne pouvaient plus vivre sans le corps de l'autre, ils ne savaient pas qu'ils ne s'oublieraient pas... Mais tout était fait, ils avaient conquis le monde à leur manière, à deux, une dernière fois, c'est tout ce qui importait.
Juste une dernière fois...
Bon, pour l'instant ça me prend de re-publier de vieux One Shout...
A vous de me dire ...
En fait, je l'aime vraiment énormément celui-ci,
on se demande vraiment qui pourrait écrire une telle chose.